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Interviews exclusives pour hellfest.fr : special Warzone (ARCHITECTS & TURNSTILE)

30 mai 2016

INTERVIEW #1: ARCHITECTS

« Nous sommes un groupe honnête, pas de faux semblants chez nous, simplement de la musique. » – Tom Searle – 04/02/2016

 

ARCHITECTS01

 

Vous allez vous produire au Hellfest pour la seconde fois en juin prochain. Que pensez-vous du HellfestT ?

Nous avons de bons souvenirs du Hellfest. Je suis un peu intimidé par son côté « metal » très prégnant, mais je pense que nous devrions bien nous intégrer à l’affiche, en fait. Nous sommes un groupe de metal, n’est-ce pas ? Je sais que nous n’avons pas les cheveux longs et ne portons pas de fringues en cuir etc… mais je suis certain à 99% que nous sommes un groupe de metal.

 

Te souviens-tu du concert que vous avez donné au Hellfest, ça remonte à 2011 maintenant. Quels souvenirs en gardes-tu ?

Je me souviens que je suis arrivé complètement exténué car j’avais passé la nuit entière les yeux rivés sur notre chauffeur car je craignais qu’il ne s’endorme au volant de notre véhicule… Je crois me souvenir que l’accueil du public avait été un peu froid la dernière fois. Je sais que cela n’est pas ce que je suis censé dire, mais c’est la vérité ! Je pense que cela va mieux se passer cette fois.

 

Pour les fans du festival qui ne vous connaîtraient pas encore, veux-tu présenter ton groupe s’il te plaît, en quelques mots bien sûr ?

Nous sommes ARCHITECTS, et…. Nous sommes un groupe de metal (j’en suis certain à 99%), nous venons du Royaume Uni. Et si vous voulez réellement nous connaître, alors je vous conseille davantage d’écouter notre musique (à laquelle vous pourrez accéder en moins de 10 secondes depuis cette page) plutôt que de lire cette interview.

 

A propos de paroles de vos chansons, quels sont les principaux thèmes explorés et pourquoi ?

Politique, spiritualité, environnement. Pourquoi ? Parce qu’ils sont importants pour nous.

 

Quelles sont tes principales influences musicales ?

C’est une question difficile pour un groupe qui a déjà 10 années derrière lui. J’essaye de ne pas être trop influencé par qui que ce soit en fait. Je veux juste que nous soyons nous-mêmes. Mais                nous adorons tous Meshuggah, donc cela doit se ressentir quelque part dans notre musique.

 

Que penses-tu de la scène metalcore ?

Je la trouve plutôt pauvre, avec un sérieux manque de groupes faisant preuve d’identité et d’innovation.

 

Quels sont tes 5 albums préférés de tous les temps ?

Doux Jésus, ça c’est une question balaise. Okay, voici les premiers qui me viennent à l’esprit :

Tool – Lateralus

Pink Floyd – Dark Side of the Moon

Nirvana – Nevermind

Meshuggah – Koloss

Sigur Ros – Takk

 

Parlons un peu de votre dernier album, penses-tu que Lost Forever // Lost Together représente une progression naturelle de votre discographie ou penses-tu que c’est le meilleur album que vous ayez produit à ce jour ?

Je ne pense pas que cela soit l’un ou l’autre. En fait, je pense que c’est les deux : une progression naturelle et le meilleur album que nous ayons produit à ce jour.

 

Selon toi, qu’est-ce qui fait de Lost Forever // Lost Together un bon album ?

Tous les titres sont des tueries, il n’y a pas de remplissage !!!

 

Lost Forever // Lost Together est plus lourd, plus nerveux et plus franc que vos précédents albums. Cela est-il lié à de récentes expériences vécues par le groupe ?

Non, je ne pense pas. Nous avons simplement progressé. C’est compliqué de mettre le doigt là-dessus… A chaque fois que nous enregistrons un disque, nous lui donnons le meilleur de nous-mêmes de façon à produire un résultat dont nous soyons fiers. Avec Lost Forever // Lost Together, les étoiles se sont alignées et nous avons conçu le meilleur album que nous puissions faire à ce moment-là dans notre vie de groupe.

 

Quels sont vos projets pour la suite de l’année 2016 ?

Nous allons beaucoup tourner, jouer dans plein de festivals, aller jouer en Australie et en Amérique. Les trucs habituels quoi !

 

Revenons au Hellfest. Que penses-tu de l’affiche 2016 du festival ?

L’affiche me paraît énorme ! Rammstein vaut toujours le coup d’être vu ! En fait, il y a un paquet de groupes que j’aimerais voir. Gojira par exemple, qui va sortir un nouvel album bientôt. Avec un peu de chance, nous pourrons entendre quelques-uns de leurs morceaux. J’adore ce groupe.

 

Vous allez jouer sur la Warzone, tiens jette un coupe d’oeil au running-order s’il te plait. Alors, qu’en penses-tu ?

Sérieusement, c’est du très lourd ! Harm’s Way, All Pigs Must Die, Converge! Ça va grave le faire ! Partager une scène avec Converge, c’est une chose qu’Architects n’a pas encore réalisé, donc c’est un grand honneur ! Nous sommes des fans de longue date de Converge.

 

Que dirais tu à un festivalier du Hellfest qui ne vous a jamais vus sur scène afin de le convaincre de venir assister à votre concert ?

Je ne dirais probablement rien. Je ne suis pas très doué pour vendre notre groupe. J’aime simplement jouer de la guitare et écrire de la musique. S’ils regardent quelques concerts en vidéo et qu’ils les l’apprécient, alors qu’ils viennent nous voir ! Nous sommes un groupe honnête, pas de faux semblants chez nous, simplement de la musique. Ils devraient apprécier ça !

 

Un dernier mot pour les fans du Hellfest ?

J’espère que vous passerez un grand moment au Hellfest ! On se voit là-bas !

 

Interview: Keuf

E-mail – 04/02/2016

Un grand merci à Elodie (H.I.M Media)

 

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INTERVIEW #2: TURNSTILE

« C’est cool que nous puissions jouer au Hellfest car c’est différent de ce que nous avons l’habitude de faire » – Brendan Yates – La Mécanique Ondulatoire, Paris – 28/11/2015

 

Comment se passe la tournée en cours ?

Daniel Fang (batterie) : C’est super ! Pour le moment, c’est vraiment génial. Tous les shows se sont bien passés. Nous avons eu l’occasion de nous produire dans plein de villes et de salles que nous n’avions jamais visitées avec Turnstile. C’est super excitant et tout le monde fait preuve de beaucoup d’énergie.

 

Cette journée a été assez chaotique pour vous, avec une arrivée plus tard que prévue à la salle. Malgré ce timing serré, vous avez tenu à marcher jusqu’au Bataclan avant la tenue du concert…

Daniel : Les routes étaient encombrées au niveau de la frontière franco-belge, où nous sommes restés sans bouger pendant une bonne heure… Mais une fois arrivés à destination, nous nous sommes rendus devant le Bataclan, où nous avons vu tous ces hommages, les photos, les bougies, les messages laissés par les gens. C’était très fort sur le plan émotionnel.

 

Aller sur place était quelque-chose d’important pour vous ?

Daniel : Oui, absolument. En tant que groupe fréquentant les salles de concert… Le Bataclan était un salle où les groupes avaient l’habitude de se produire… Du coup, nous ne pouvions que nous sentir affectés quelque part. Personne n’est à l’abri d’une quelconque forme de terreur. Je suis plutôt content que nous nous soyons rendus sur place et que nous ayons vécu  cette expérience, aussi triste soit elle.

 

Annuler cette date parisienne n’a jamais été une éventualité ?

Daniel : Nous avons bien-sûr échangé sur le sujet à diverses reprises pendant la tournée. Nous avons considéré une éventuelle annulation de ce show. Peut-être parce que nous nous sentons responsables de ce qui pourrait arriver car nous amenons du public dans la salle… Et si quelque-chose se produisait ? Et s’il leur arrivait du mal ? Mais il y a aussi l’autre option… Nous pouvons jouer malgré la peur et l’atmosphère créées par ces attaques il y a quelques semaines de ça. Nous pouvons jouer même si d’autres groupes pourraient ne pas être à l’aise avec la situation et être persuadés que jouer n’est pas le bon choix. Au final, c’est assez grisant de rassembler un paquet des jeunes, de les laisser s’exprimer et qu’ils passent du bon temps lors de ce concert… Et aussi de ne pas avoir peur et, peut-être d’exprimer un ainsi une sorte d’acte de défi vis-à-vis de l’Etat Islamique ou tout groupe qui voudrait instaurer la peur et empêcher la tenue d’évènements comme le concert de ce soir.

 

Selon toi, quelles sont les différences majeures entre les publics américain et européen ?

Daniel : Il y a clairement une barrière au niveau de la langue ! (rire) A part ça, les barrières ne sont que superficielles. Peut-être que les goûts en termes de groupes ou de choix vestimentaires sont différents mais je pense que les deux publics viennent aux concerts pour une raison commune. Où que tu sois, en Europe ou aux States, tout le monde se déplace pour une certaine forme d’expression et pour l’amour de la musique. C’est clairement interculturel.

 

Nonstop Feeling est sorti il y a un bail. Sur scène, vous êtes toujours dans l’optique de défendre l’album ou vous commencez déjà à sérieusement penser à son successeur ?

Daniel : Bon, nous sommes toujours en train de tourner avec cet album mais, juste avant de monter dans l’avion pour rejoindre l’Europe, nous avons enregistré 3 nouveaux morceaux – même si un d’entre eux est une reprise – pour un EP qui sortira courant 2016. Nous sommes clairement très enthousiastes concernant ces nouveaux morceaux mais, vu que leur sortie va prendre du temps, nous continuons de promouvoir Nonstop Feeling et c’est vraiment cool de revenir en Europe. Les gens y sont réceptifs – peut-être qu’ils l’ont découvert à l’occasion de la dernière tournée ou lors de nos concerts à l’occasion des festivals, l’année dernière. Des gens viennent et entendent les morceaux pour la première fois donc ça reste nouveau pour les gens, même si l’album est sortie il y a longtemps pour nous.

 

Concernant votre nouvel album : doit-on s’attendre à quelque–chose dans la même veine que Nonstop Feeling – c’est-à-dire un contenu plutôt varié – ou allez-vous davantage vous focaliser sur une facette de la musique du groupe ?

Daniel : Je pense que nous allons continuer à explorer tous les aspects que tout le monde au sein du groupe trouve cool. Ça pourrait de nouveau être très varié car nous nous intéressons à plein de choses différentes. Il n’y a rien de vraiment conscient : il s’agira simplement d’un reflet de ce que nous écoutons et de ce que nous ressentons. Ce ne sera pas dirigé vers un public en général, ni axé dans une certaine direction. Mais ce ne sera pas de la J-Pop pour autant !

Franz Lyons (basse) : Nous nous contenterons de poursuivre notre propre chemin et de faire notre truc.

 

Il y a un groupe que vous inspire en tant que modèle à suivre ?

Franz : Angel Dust.

Daniel : Ouais, Angel Dust and King Nine. Ce sont clairement deux des groupes les plus influents pour nous. Ce sont des amis et ils continuent de proposer des trucs vraiment cool, à leur façon. Et il n’y a rien de plus inspirant que ça : jouer des choses nouvelles et originales. Et ce qui est ressort est vraiment cool.

 

Comment s’explique le choix de Turnstile (trad. Tourniquet) comme nom du groupe ?

Daniel : C’est très simple en fait : c’est juste issu d’un morceau du groupe Hot Water Music.

 

Vous écoutez quoi en ce moment dans le tourbus ? Il y a un album que vous jouez pas mal ?

Franz : J’écoute beaucoup de choses en ce moment, vraiment beaucoup de choses très différentes les unes des autres.

Daniel : Nous écoutons, Fear, Embrace, Beach House, Regulate… Et ce ne sont que quelques exemples car le spectre couvert est vraiment très vaste.

 

Il faut disposer d’une caractéristique particulière pour faire partie de Turnstile ?

Daniel : Aucun stress ! (rires)

 

Vos potes de Backtrack sont aussi à l’affiche du Hellfest cette année. Quelle question devrais-je leur poser si j’avais l’opportunité de les rencontrer ?

Brendan Yates (chant) : Je ne sais pas si tu es au courant mais James (Vitalo – chanteur de Backtrack) est flic. Demande-lui pourquoi il n’en parle jamais. (sourire)

 

Hellfest maintenant. Que savez-vous de ce festival?

Brendan : J’y suis allé en 2009 et j’y ai vu plein de groupes cool. J’ai pu voir Cro-Mags, Kickback, Skinless, Terror… J’ai même vu Marilyn Manson jouer. C’est un festival bien cool et clairement le festival le plus important en termes d’affluences dans lequel je me suis rendu. C’était un vrai océan de gens. C’est encore plus grand aujourd’hui et c’est cool que nous puissions y jouer car c’est différent de ce que nous avons l’habitude de faire. La programmation est vraiment cool et puis, nous jouons le même jour que Black Sabbath, ce qui est sympa aussi. Tu as la programmation journalière avec toi ?

 

Je ne l’ai pas avec moi mais j’ai pris la programmation de la Warzone du dimanche. Les groupes vous plaisent ?

Brendan : J’adore Power Trip. Tiens, Ratos de Porao. C’est vrai : Backtrack joue le même jour que nous. Ça s’annonce cool.

Daniel : Backtrack est un groupe cool et ce sont des amis. Nous sommes également potes avec Walls Of Jericho. Nous avons fait le Persistence Tour avec eux et ça avait été fun.

 

Pour finir, pouvez-vous terminer cette phrase pour moi ? « Je n’ai jamais raconté cette histoire et je ne devrais sans doute pas le faire d’ailleurs mais… »

… Je ne suis pas certain de pouvoir le faire… Et puis, je n’ai pas envie d’aller en taule, tu sais… (sourire)

 

Interview : Wombat.

La Mécanique Ondulatoire – 28/11/2015.

Un grand merci à Anna (United Talent) et Johan (tour manager).