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MALKAVIAN

11 juin 2018

Malkavian

Nicolas Bel (guitare) & Romaric Lamare (chant)

Interview par e-mail – Mardi 20 mars 2018

« Il est important pour nous de faire partie d’un tel évènement car tu peux multiplier les contacts… Et puis “un peu” faire la fête, bien-sûr! Le travail et le plaisir, quoi ! »

 

Qu’est-ce que ça fait d’être contacté pour jouer au Hellfest ?

Nicolas : C’est super excitant ! Honnêtement, nous en sommes très fiers. En considérant le nombre de groupes qui peuvent y postuler, c’est une certaine forme de récompense pour nous.

 

Que pensez-vous de la programmation cette année ?

Nicolas: Il me tarde de voir Demolition Hammer. Je n’ai pas eu la chance de pouvoir le faire depuis qu’ils se sont reformés. Et si l’on s’attarde sur le sujet des reformations, il y a également Exhorder, un des pionniers en termes de thrash/groove metal. Et il se trouve qu’ils vont jouer sur l’Altar le même jour que nous ! Et puis, il y a aussi Exumer qui n’a pas sorti d’album depuis 25 ans. Je suis également content de voir des groupes comme Carpenter Brut à l’affiche. La synthwave a des racines communes avec le metal et elle a clairement sa place dans un festival de ce type. Je ne vais pas t’énumérer tous les groupes dont j’aimerais voir les sets mais je vais principalement me focaliser sur les 4 « petites » scènes. Il y a tellement à y voir et à y découvrir.

Romaric : La programmation est vraiment très intéressante cette année. J’ai hâte de voir Alice In Chains car je suis un grand fan du groupe. C’est un des trucs cool au sujet du Hellfest : tu peux profiter de trucs différents comme le thrash, le groove, le death, le hardcore, la synthwave  pendant un même week-end.

 

Vous planifiez un truc particulier à l’occasion du festival ?

Romaric : Oui, nous avons pour projet d’enflammer le pit, haha. Pour être plus précis : nous sommes en train de bosser sur de nouvelles compos donc… Nous pourrions jouer quelques nouveaux morceaux, qui sait ?

 

Au-delà de votre prestation, qu’est-ce que vous attendez avec le plus d’impatience dans le cadre du festival ?

Nicolas : Toucher un nouveau public. C’est le principe des festivals, je pense.

Romaric : Il est important pour nous de faire partie d’un tel évènement car tu peux multiplier les contacts… Et puis “un peu” faire la fête, bien-sûr! Le travail et le plaisir, quoi !

 

J’ai le sentiment que Malkavian a,  jusqu’à peu de ça, fait partie des secrets les mieux bien gardés de la scène française. Comment expliquez-vous votre percée actuelle ?

Nicolas : Il est important de rappeler que le line-up actuel est en place depuis 2011. Romaric et moi-même jouons ensemble depuis 2005 et la situation de l’époque ne peut pas être comparée à celle de Malkavian en 2018 car le style pratiqué est bien différent. Mais les choses se sont mises en place naturellement. Nous avons sorti notre premier album et avons été signés par Finisterian Dead End en 2014. Le second album a suivi en 2017. Et nous voilà à l’affiche du Hellfest en 2018. Nous prenons notre temps, haha !

Romaric : Mais nous poursuivons notre évolution.

 

Les conditions scéniques vont être énormes pour un groupe comme Malkavian. Comment allez-vous vous adapter à une scène de cette taille ?

Nicolas : Ce concert sera le premier sur une scène d’une telle taille mais ce n’est pas une perspective qui nous effraie. Ça génère plutôt de l’excitation, nous adorons. Il peut être quelquefois plus difficile de jouer dans un petit club avec des mauvaises conditions.

Romaric : C’est probablement la plus grande scène sur laquelle nous ayons eu l’occasion de nous produire jusque-là, je te l’accorde ! Nous allons nous y préparer, bien entendu. Nous nous efforçons toujours de gérer l’espace et l’énergie aussi bien que possible. Et oui, ça va être un concert énorme. Je dis ça mais nous l’appréhenderons comme si c’était un concert normal, mais en bien mieux !

 

Ce concert est un énorme pas en avant pour le groupe. C’est quoi, la suite ?

Romaric : Tourner de plus en plus et faire tomber les frontières !

 

Qu’est-ce que les gens apprécient particulièrement concernant Malkavian?

Nicolas : Je pense qu’ils aiment notre approche du thrash metal. Car elle va au-delà des codes classiques. Notre musique fait appel à quelques structures complexes et à des influences variées. Quand nous sommes sur scène, nous voulons être un rouleau-compresseur et c‘est ce que les gens adorent.

 

Qu’est-ce qui vous conduit à proposer ce type de musique ?

Nicolas : La recherche de l’énergie, de la violence mais aussi la création d’une atmosphère. Nous aimons le challenge que représentent la composition et l’expérimentation en termes d’approches rythmiques. Tu peux le constater sur notre dernier album. Par exemple, « The Great Overset » est très complexe, torturé, suffocant et violent. Et il cohabite avec des morceaux comme « Ruins » ou « Void Of A Thousand Eyes » qui sont plus « ambiant » tout en disposant d’une structure évolutive.

 

Hormis le Hellfest, il y a des trucs que vous attendez avec impatience en 2018?

Romaric : Comme je l’ai mentionné, nous travaillons sur de nouveaux morceaux. Un EP sortira cette année. Nous sommes très enthousiastes à la perspective d’échanger sur de nouvelles idées. 2018 est une année importante pour nous et nous avons hâte de tourner, de jouer dans des festivals et de faire ce que nous aimons faire.

 

Qu’aimez-vous tant au sujet de la musique ?

Romaric : Partager de l’énergie, des sentiments, de la puissance, de la colère, de l’angoisse, etc. La façon donc un seul son peut générer tout ça est tout simplement fascinante.

 

Avez-vous quelques paroles empruntes de sagesse pour moi

Romaric : Merci pour ton soutien et peut-être qu’on se reverra au Hellfest ! Continuez à supporter les groupes. C’est important pour nous !

 

Interview : Matt Bacon.