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Interview EXHUMED

16 janvier 2018

 

Slime (basse) Dimanche 18 juin 2017

« Ghostbusters est un film qui regorge d’ondes positives : c’est un classique, mec !  » – Slime

 

Qu’est-ce que ça fait de jouer devant quelques milliers de personnes quand, en parallèle, on fait partie d’un groupe de death metal underground comme Coffin Dust ?

C’est fou, mec ! Je n’ai pas l’habitude. Même si l’intimité des clubs me manque, c’est quand même dingue de pouvoir fouler une grande scène devant des tonnes de gens et de voir tout le monde péter un cable.

 

Peut-on parler d’un rêve de gosse qui se concrétise ?

Sans aucun doute. Quand j’étais gamin, je voulais faire partie d’un groupe. J’ai commencé à jouer au lycée et après avoir obtenu mes diplômes, ça a commencé à prendre forme plus sérieusement mais jamais je n’aurais imaginé jouer devant une telle foule. C’est clairement mon plus gros concert, sans le moindre doute. Ça fait plaisir !

 

Tu exerces en tant que tatoueur à Philadelphie. N’est-il pas bizarre qu’un tatoueur obsédé par Ghostbusters résidant à Philadelphie devienne une sorte de patron du death metal ?

Je suis loin de me considérer comme tel ! (rire) Je connais beaucoup d’autres tatoueurs qui font partie de groupes et qui tournent beaucoup. Nous sommes tous égaux !

 

Quand cette fascination pour Ghostbusters a-t-elle commencé ?

Dès l’enfance. J’ai découvert ce film très tôt et j’ai probablement dû le regarder mille fois. Quand je n’ai rien d’autre à faire, je me le repasse. Mon passage préféré, c’est dans la bibliothèque quand ils vont voir le fantôme de la bibliothèque pour la première fois et que Ray dit : « Stop ! Ecoutez ! Vous sentez quelque chose ? » (rire).C’est tellement stupide que c’est parfait. Il y a plein de petits trucs comme ça dans le film. Il faut vraiment être attentif à plein de détails un peu partout. Le script doit beaucoup à l’osmose qui règne entre les personnages : c’est ce qui explique que ça fonctionne autant.

 

Tu n’es pas le seul musicien de metal qui est à fond dans ce film. Quel est le lien entre Ghostbusters et le monde du metal ?

Je pense que c’est la combinaison du surnaturel et de la comédie. Les gens que je côtoie à l’occasion des concerts metal ne se prennent pas trop au sérieux non plus. Ce film regorge d’ondes positives : c’est un classique, mec. Tous les gens de ma génération ou de la précédente l’ont déjà vu au moins une fois.

 

Comment ça se passe pour ton autre groupe, Coffin Dust ?

Bien ! Nous avons achevé 6 morceaux et il y en a 8 ou 9 à venir. Nous allons sans doute conserver 6 morceaux parmi ceux-là ainsi que plusieurs qui figuraient sur la démo initiale et que je souhaite ré-enregistrer. J’aimerais entrer en studio avant la fin de l’année. Nous progressons doucement car les autres gars ont un boulot au quotidien, etc. Ça prend du temps mais nous aimons ce que nous faisons et les gars font leur maximum pour y consacrer du temps. C’est vraiment génial. Les concerts que nous avons eu l’occasion de donner ont été super. Pour le moment, c’est un vrai plaisir.

 

Qu’est-ce qui attire les gens au sujet de Coffin Dust ?

Je ne sais pas ! Je ne savais même pas que des gens nous trouvaient attirants ! Je pense que, sans vouloir paraître arrogants, nous nous détachons en jouant du metal typiquement west coast, comme le font Exhumed ou les groupes signés chez Razorback records, comme Bloodfreak Frightmare et Ghoul.

 

J’ai l’impression qu’Exhumed n’a jamais été aussi gros qu’aujourd’hui et que le death metal connait une vraie résurgence. Pourquoi ?

J’ai l’impression que la scène death metal vit au rythme des tendances et que quand les gens finissent par se lasser d’une, ils se dirigent vers une autre. Il y a beaucoup de groupes de death metal qui sont là depuis des années et ces dernières années, quelques nouveaux groupes d’une qualité exceptionnelle ont émergé et sont venus remettre le feu. Ces groupes se sont approprié un genre qui existait déjà et ont su lui faire franchir une étape.

 

Clairement. Comme Gatecreeper, par exemple ! Toi, qu’est-ce qui t’a amené au death metal ?

Même si ce n’était pas cool, j’ai commencé à m’intéresser au death metal au lycée : Death, Obituary et Cannibal Corpse. Morbid Angel était gros aussi. J’avais déjà entendu un peu de death metal auparavant mais la révélation fut la découverte de ces groupes. Quelle intensité ! Du coup, je m’y suis vraiment intéressé. J’ai aussi écouté des trucs plus mainstream puis j’ai découvert Nile et Behemoth. Ce dernier a des relents plus black metal mais il a aussi des albums bien borderline comme Demigod. Puis, j’ai découvert Razorback Records : exactement ce qu’il me fallait. Quelle excitation en découvrant le catalogue. Je n’imaginais même pas qu’une telle musique existait : un vrai mélange de death metal, de grind, de thrash et de punk.

 

Qu’aimes-tu tant concernant la musique ?

Il y a beaucoup d’amour. Jouer de la musique est une expérience incomparable. C’est un moyen pour moi de m’exprimer. Je peux brancher ma guitare, libérer de l’énergie et me sentir bien. C’est un exutoire ! Ça me rend heureux !

 

 

Interview : Matt Bacon.