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Interview exclusive pour hellfest.fr: THE SKULL [Rob Wrong (guitare) & Lothar Keller (guitare)]

31 août 2016

« Sois metal, sois vrai !  C’est le bon endroit pour ça ! » – Lothar Keller – Dimanche 19 juin 2016

 

 

Comment ça va, les gars ?

Rob : Ca se passe bien ! Nous sommes arrivés !

Lothar : Le voyage n’a pas été simple mais nous sommes parvenus à destination. Nous n’attendons plus que le batteur. Il est bloqué en Islande. C’est rock n’roll.

Rob: Il doit être avec nous d’ici midi demain

Lothar : Nous devons jouer 2 heures et demi plus tard. Donc nous gardons confiance ! (rire)

 

Et comment se passe ce Hellfest jusqu’à présent ?

Rob : Nous ne sommes sur place que depuis 40 mins mais je trouve que c’est super. Je suis déjà venu par le passé, c’est génial.

Lothar : Quand tu arrives et que tu prends une bière et trois shots de Jager en si peu de temps, c’est que ça va bien. Et nous ne jouons pas aujourd’hui !

 

Vous jouez en ayant picolé ?

Lothar : Je n’aime pas tellement le faire. Je bois pendant le set mais je ne me bourre pas la gueule avant.

Rob : Il aime fumer de l’herbe. Moi, j’aime bien boire quelques bières avant de jouer.

Lothar : L’herbe, c’est parfait pour jouer et composer.

 

En quoi l’herbe te procure-t-elle une aide ?

Lothar : Elle me place dans une zone de confort. Elle m’aide à me sentir relax alors que la bière m’embourbe.

 

Et toi, Rob : comment la bière t’aide-t-elle?

Rob : Elle me fait décoller. En général, je n’en bois que quelques-unes avant de jouer puis plusieurs pendant le concert. Ma tolérance est un peu plus élevée que la moyenne ! Ca fait 30 ans que je pratique. Ça fait partie de ces choses où tu as les gènes pour ou non. Les gens réagissent différemment aux différentes drogues. J’essaie de ne pas boire plus de deux bières avant de monter sur scène même si je pourrais me permettre d’en boire plus. Mais il faut assurer. Quand nous sommes sur scène et lancés, je peux boire plus.

Lothar : Nous ne voulons pas que le public reparte déçu. Nous voulons bien jouer et pouvoir nous en satisfaire ensuite.

 

Visiblement, l’intégration de Rob dans le groupe a été… Un challenge… (ironique)

Lothar : Ca a été rapide. J’ai déjà vu 3 guitaristes se succéder au sein du groupe. Quand il a rejoint le groupe, nous avons pu répéter une journée et nous avions un concert le soir même. Il a eu pas mal de révisions à faire avant de venir à Chicago pour ce faire. Nous avons pu correspondre en ligne, merci Internet. Dès lors que des artistes doivent bosser et qu’une longue distance les sépare, seul Internet peut permettre d’y parvenir. Même avec Skype, impossible de pouvoir jammer, même si ça peut aider. Ce mec, c’est un plaisir de travailler avec lui.

 

Tu peux détailler davantage concernant cette question d’Internet ?

Lothar : Avant Internet, le facteur temps était beaucoup plus important pour la musique. Il y avait un côté non-spontané. A l’époque, tout le monde enregistrait des paquets de cassettes et de CD mais les torrents ont rendus la situation plus facile. C’est compliqué de gagner de l’argent via le téléchargement d’une manière générale donc la situation ne m’émeut guère. Si quelqu’un essaie de voler ta musique, il faut qu’il l’aime. S’il vient voir un concert et qu’il achète un t-shirt, c’est un plus. C’est du merchandising que tu tires la majorité de tes revenus. La musique, c’est un outil pour donner l’envie aux gens de venir nous voir. Il faut qu’il y ait d’autres choses qu’ils puissent acheter.

Rob : C’est clair que les fans de vinyles voudront disposer d’un support physique entre les mains.

Lothar : Voir des jeunes gens attirés par le vinyle m’étonnera toujours.

 

Et comment expliques-tu ce phénomène ?

Lothar : Ils n’ont pas grandi avec. Tu peux disposer d’une version plus grande, physique, par ce biais. Il y a eu une période de 10-15 ans pendant laquelle les gens n’ont pas accordé d’importance à la pochette des albums. Tout fonctionne selon un principe de cycles. Tous les 20-30 ans, des trucs redeviennent populaires.

Rob : Comme quand tout le monde veut des Gretch plutôt que des Fender.

 

Vous vous managez vous-mêmes, non ? Comment procédez-vous ?

Lothar : Nous sommes tous expérimentés, nous ne venons pas de débarquer. C’est plus facile de passer des coups de fil quand il y a besoin. C’est comme ça que les choses sont faites. Si quelqu’un venait nous faire une proposition pour s’occuper de nous, peut-être que nous considérerions la question mais cela aurait un coût pour nous. Ce n’est pas forcément la meilleure solution mais elle semble marcher. Nous souhaitons gérer nous-mêmes mais s’il le faut par la suite, nous confierons cette mission à quelqu’un d’autre.

Rob : Nous préfèrerions nous contenter de simplement jouer de la musique mais, vu que nous sommes dans le métier depuis un bout de temps, nous pouvons faire jouer nos relations. Ce n’est pas que l’un de nous aspirer à manager le groupe. Nous voulons simplement monter sur scène et jouer du metal pour les kids.

Lothar : J’inclue également les gens de notre âge.

Rob : Ainsi que les filles de plus de 18 ans, pour information.

 

Nous arrivons à la fin… Qu’aimez-vous tant concernant la musique ?

Lothar : Grandir avec elle. Tout le monde joue d’un instrument dans ma famille. Je joue de la musique depuis l’âge de 4 ans. Je n’ai pas commencé à trifouiller avec une guitare avant 11-12 ans. Je voulais initialement jouer de la basse étant donné que je suis un gros fan de Yes. J’avais une guitare et j’ai essayé de jouer des trucs de Yes avec et c’est allé bien au-delà. Mais ça a démarré de là

 

Quelques paroles sages pour conclure ?

Lothar : Sois metal, sois vrai !  C’est le bon endroit pour ça !

 

Interview : Matt Bacon.