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Interview exclusive pour hellfest.fr : STEAK NUMBER EIGHT [Brent Vanneste (guitare & chant), Cis Deman (guitar) & Jesse Surmont (basse)]

21 novembre 2016

« C’est quand tu joues en première partie que tu te rends compte que tu dois beaucoup travailler pour capter le public » – Cis Deman – Samedi 18 juin 2016

 

 

Comment se passe votre journée ? Un peu mouvementée ?

Brent : Elle a débuté tôt. Nous avons dû nous lever à 8:30 ce matin ou quelque chose comme ça. Nous ne nous étions couchés qu’aux environs de 4 heures du matin la nuit précédente. C’est la première fois que nous bénéficions d’un tour bus donc nous avons célébré ça.

Cis : Notre première impression, c’est que le Hellfest est un festival fantastique. Visuellement, tout est génial. Pour le moment, nous avons joué, avons bu quelques coups et il nous reste à un peu plus explorer les lieux. Je pense que ça va être super.

 

Comment pensez-vous que le public a vécu votre set ?

Brent : Le truc, c’est qu’il s’agit de notre première participation à un festival en France donc nous n’y avons pas une grosse fan base. Mais étant donné que beaucoup de gens sont venus nous voir, je trouve que c’était plutôt pas mal pour une première.

Cis : Et puis, c’était sympa de voir de plus en plus de monde arriver au fur et à mesure de l’avancée de notre set.

 

Vous aviez déjà joué aussi tôt par le passé ?

Brent : Ça nous est déjà arrivé la première fois que nous avons joué au Graspop. A l’époque, nous avions 15 ans. Nous avions joué vers 10:30 ou 11h. Mais cette année, ce sera notre quatrième participation au Graspop et nous jouerons en début de soirée, à 18h! Nous jouons de plus en plus tard, année après année ! (rire)

 

J’ai eu l’occasion de vous voir sur scène à deux reprises par le passé. Les deux fois en première partie de Prong aux printemps 2015 et 2016. Comment voyez-vous l’évolution du groupe depuis cette première tournée de 2015 avec Prong ?

Cis : Tourner avec Prong nous a appris à travailler plus dur.

Brent : Nous avons donné plein de concerts depuis car nous sommes constamment en tournée depuis.

Cis : C’est quand tu joues en première partie que tu te rends compte que tu dois beaucoup travailler pour capter le public.

 

Brent est le seul membre du groupe crédité pour l’écriture. Le groupe est-il celui de Brent ou l’effort est-il davantage collectif ?

Cis : Brent construit toutes les fondations. Il émet les idées et nous les adresse via WeTransfer de sorte à ce que nous puissions apporter des modifications pendant les répétitions.

Brent : De cette façon, tout le monde peut débuter sa propre réflexion chez lui. Et quand nous nous rassemblons pour jouer, nous pouvons tout changer.

Cis : Mais nous pouvons également rien changer. Ça dépend des fois !

 

A l’écoute de vos trois albums, je perçois une évolution vers une musique plus psychédélique… C’est une volonté de votre part d’aller dans cette direction?

Brent: (rire) En fait, le style adopté par nos morceaux n’est pas quelque chose dont nous parlons vraiment.

Cis : Je pense qu’un ou deux morceaux disposaient d’un même son psychédélique, que nous avons transposé sur les autres morceaux pendant les répétitions. Et ça a plutôt bien fonctionné de cette façon. Ce n’est pas comme si nous avions pour objectif initial de faire un album psychédélique. C’est simplement que l’aspect psychédélique s’est développé au fur et à mesure sans que nous l’ayons planifié.

Brent : Je pense que le changement principal par rapport aux précédents albums s’explique par une écriture moins introvertie cette fois-ci. Avant, il était beaucoup question de sentiments intérieurs. Kosmokoma est davantage une vue cosmique, c’est le plus gros changement au niveau de l’approche. C’est peut-être ce qui explique un son plus psychédélique.

 

Je note également que vous effectuez toujours un vrai effort au niveau de la pochette et des illustrations du livret accompagnant vos CD. Concevez-vous Steak Number Eight comme une expérience artistique globale plutôt qu’uniquement de la musique ?

Brent : Je ne sais pas…

Cis : Je pense que oui.

Brent : En fait, nous essayons d’élaborer une histoire. Un album se doit d’avoir une histoire selon moi, et il en va de même pour les concerts.

Cis : Quelquefois, ça te prend aux tripes.

Brent : Un peu comme l’alcool… (sourire)

Cis : Oui, ça arrive… (sourire)

 

Vos projets pour les semaines à venir ?

Brent : Nous avons toute une chiée de concerts.

Cis : La semaine prochaine, nous jouons au Tons Of Metal en Norvège. Nous faisons également le Wacken, quelques festivals belges, celui de Dour… Nous avons des concerts avec Mastodon à la fin du mois d’août et puis, en septembre, quelques dates en Allemagne, en Pologne et en Suisse

Brent : Et en même temps, je joue aussi dans le cadre de Gutterdammerung. Donc ce soir je joue aussi avec Gutterdammerung ! (rire)

 

C’est plus un point de vue qu’une question mais je trouve que votre musique est particulièrement mature au regard de votre jeune âge… Comment l’expliquer ?

Brent : Je pense que nous vivons assez rapidement ! (rire) Je ne sais pas…

Jesse : Ça arrive comme ça ! (rire)

Cis : Je ne pense pas que nous ayons pour objectif d’écrire une musique mature… Je ne pense pas qu’il y ait une raison derrière ça.

Brent : Je pense que nous pensons beaucoup à la vie.

Cis : La vie, c’est un sacré voyage ! Impossible de gagner ! (rire)

 

Y a-t-il un groupe qui s’érige en modèle pour vous, en termes d’attitude et de musique ?

Jesse : Tout groupe qui aura bossé dur du début à la fin de sa carrière est une source d’inspiration.

Brent : Ouais. Je ne sais pas l’expliquer mais je suis en accord avec ce que Jesse a dit : tu dois vraiment travailler dur.

 

Désolé d’aborder le sujet mais un jour, il vous faudra arrêter l’aventure. Comment voudriez-vous qu’on se souvienne de Steak Number Eight ?

Brent : Des psychos belges ! (rire) Et qui jouaient de la bonne musique !

Cis : 4 psychos belges… Ou des Spychos.

Brent : Des spychédéliques !

 

C’est l’heure de conclure !Merci de terminer cette phrase pour moi : « Je n’ai jamais raconté cette histoire auparavant et je ne devrais sans doute pas le faire d’ailleurs mais… »

Cis : J’en ai une facile mais je cherche à en trouver des meilleures…

Brent : Et bien, il n’y a rien dont nous soyons honteux…

Jesse : Un jour, Brent s’est endormi sur la pelouse à côté du bus, lequel a failli partir sans lui.

Cis : Et puis, il y a aussi ce truc où nous nous brulons…

Brent : Nous avions tellement passé une bonne soirée que nous voulions pouvoir nous en souvenir. Vu que nous étions trop bourrés, nous nous sommes brulés les uns et les autres pour ce faire.

Cis : Nous avons chauffé un morceau de metal jusqu’à ce qu’il soit rouge et nous nous sommes brulés ! Mais ça n’a pas été douloureux car nous avions beaucoup bu de vodka locale ! (rire)

Jesse : C’est d’ailleurs la même soirée où Brent s’est endormi à côté du buss et que nous avons failli partir sans lui ! (rire)

Cis : Ce soir-là, il a filé des coups de pied contre la couchette du tour manager et il a aussi chié dans les toilettes du bus, ce qu’il était interdit de faire !

Jesse : Et il n’en avait vraiment rien à foutre!

Brent : Et je ne m’en souviens même pas ! Et merde…

 

 

Interview: Wombat.

Un grand merci à Elodie & Charles (HIM Media)