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Interview exclusive pour hellfest.fr : KVELERTAK [Erlend Hjelvik (chant) & Vidar Landa (guitare)]

11 juillet 2016

« Nous avons planifié les interviews de sorte à ne pas manquer les groupes que nous voulions vraiment voir » – Erlend Hjelvik – Vendredi 17 juin 2016

 

Comment se passe votre journée jusqu’à présent ?

Erlend: Très bien. Nous nous sommes réveillés assez tôt ce matin. Nous nous sommes levés, avons pris notre petit déjeuner puis avons commencé à regarder quelques groupes. J’ai vu Audrey Horne à 11h40 ainsi que All Pigs Must Die.

Vidar : J’ai également vu Victims. C’est fun. Il y a plein de gens que nous connaissons donc c’est vraiment super d’être ici.

 

Pourquoi assurer des interviews plutôt que de passer du bon temps avec les potes ?

Erlend : Nous avons planifié les interviews de sorte à ne pas manquer les groupes que nous voulions vraiment voir, donc… (sourire) C’est donc le créneau parfait pour nous pour répondre à des interviews. Nous avons un album à promouvoir donc un peu de travail à faire le concernant.

 

Parlons-en de ce nouvel album : êtes-vous satisfaits des chroniques à son sujet ?

Erlend : Ouais, beaucoup. Je n’ai pour ainsi dire lu que des retours positifs. Je m’attendais à une réception un peu plus mitigée, notamment en raison de l’approche choisie au niveau du son. Nous avons fait des choix différents de ceux opérés pour les premiers albums… Je suis donc satisfait que le public soit sur la même longueur d’onde que nous.

 

Faire les choses de manière différente, c’était votre ambition, cette fois-ci ?

Vidar : Je ne trouve pas que cet album soit si différent que ça. Les influences restent les mêmes, le groupe aussi. Nous avons enregistré dans des conditions live et nous avons produit l’album nous-mêmes. Certes, ça sonne différemment au final mais l’approche reste assez identique.

Erlend : Je pense que ça sonne plus naturel et plus dynamique, ce qui s’explique par l’enregistrement live.

Vidar: Je dirais qu’il y a un côté classic rock plus présent qu’avant. Si tu prends le temps d’écouter les deux premiers albums, je ne pense pas que tu puisses être tellement surpris par ce nouvel album.

 

La pochette de l’album diffère également des précédents. Proposer quelque chose de différent à ce sujet était également important pour vous ?

Erlend : Je suppose que nous y avons pensé assez tôt dès lors que nous souhaitions procéder différemment cette fois-ci, dans ce nouveau studio : c’était le moment de confier la réalisation de la pochette à quelqu’un d’autre. C’était donc le moment approprié pour innover sur le sujet et je pense qu’Arik Roper représentait une alternative parfaite pour nous. Nous demeurons satisfait du travail fourni par John Baizley (pochette) et Kurt Ballou (production) sur les précédents albums mais il était temps de passer à quelque chose d’autre et Arik Roper a conçu une pochette parfaite : j’en suis très content. Et je ne pense pas qu’elle soit à l’opposé de ce que John Baizley a fait pour nous : il s’agit davantage d’une forme de continuation.

 

Quelle va être votre stratégie en termes de tournées pour les mois à venir ?

Erlend: Je pense que nous allons principalement nous concentrer sur l’Europe et les Etats-Unis. Mais j’aimerais que nous puissions aller ailleurs. Nous nous sommes peu rendus en Asie, hormis pour quelques concerts au Japon et à Singapour. J’aimerais aussi pouvoir jouer davantage en Australie et en Amérique du Sud.

Vidar : Tellement d’endroits à visiter et si peu de temps à consacrer.

 

Certains disent que les festivals tuent les tournées. Partagez-vous ce point de vue ?

Erlend : Non, pas vraiment. Je trouve que les festivals sont bons pour les groupes. Je suppose que pour beaucoup de groupes, pour le nôtre en tout cas, la saison des festivals est la période la plus importante de l’année. Les rentrées peuvent nous permettre de tenir toute l’année.

Vidar : Je comprends leur point de vue dès lors que les festivals signent une exclusivité et que tu ne peux pas tourner 2 mois avant ou après car tu dois jouer en tête d’affiche d’un festival. Hormis ça, les festivals ont toujours bien marché pour nous, depuis le début. Ils te donnent l’occasion de jouer devant tellement de monde. Et ces gens peuvent également nous voir jouer dans des clubs. En Norvège, il y a tout le temps des festivals. Ça permet d’intéresser les gens à la musique. Les médias en parlent, aussi bien des festivals que des groupes.

Erlend: En Norvège, c’est dingue. C’est comme si chaque village, chaque ville, dispose de son propre festival. J’ai l’impression que nous pourrions tourner constamment en ne fréquentant que les festivals en Norvège.

Vidar : Je trouve que c’est positif car ça nous donne l’occasion de jouer dans des petits villages et des petites villes où nous ne disposerions pas d’un public aussi conséquent dans le cadre d’une tournée. Je ne suis pas en accord avec le point de vue mentionné mais je comprends l’idée.

 

La Norvège est un territoire prolifique pour la musique extrême. Comment l’expliquez-vous ?

Erlend : C’est dur à dire. La première chose qui me vient à l’esprit, c’est la nature. Et puis il y fait super froid, putain. Nous disposons d’un niveau de vie assez élevé en Norvège, tout le monde peut vivre dans son petit confort. Il faut bien un exutoire pour libérer un peu d’agressivité. Je pense que c’est une autre raison. Et puis, concernant toute la scène black metal : la Norvège fut un pays très chrétien par le passé. L’émergence du black metal et les évènements des années 90 a été une sorte de réaction à ça.

Vidar : Je pense que la météo explique pas mal de choses : des hivers sombres et longs…

Erlend : C’est sans doute une combinaison de tout ça.

 

Diriez-vous que vous êtes fiers d’être Norvégiens ?

Erlend : Ouais, bien-sûr. Je suppose que quel qu’aurait été mon pays de naissance, j’aurais été fier d’en être originaire. La Norvège est un beau pays où il fait bon vivre. Donc je ne peux qu’en être fier.

Vidar : Pas moi. J’y suis juste né, je n’ai rien fait pour.

 

Quel est le meilleur groupe norvégien selon vous ?

Erlend : Un des meilleurs joue aujourd’hui : Turbonegro. Pouquoi pas A-Ha sinon ! (rire)

Vidar : Et Satyricon.

Erlend : OK, Turbonegro, A-Ha et Satyricon. Et plein de super groupes de black metal comme Mayhem.

 

Vous venez de mentionner Satyricon, un groupe qui a sorti l’année dernière un DVD live où une chorale accompagne le groupe. Jouer avec une chorale, jouer en acoustique ou avec un orchestre symphonique : c’est quelque-chose que vous pourriez envisager à terme ?

Erlend : Je devine que ce serait peut-être amusant de le faire le temps d’un concert mais je ne sais pas trop…

Vidar : Je pense que si tu as l’occasion de te produire avec un orchestre symphonique, que tu penses que c’est moment de le faire, et que tu veux vraiment le faire, c’est cool. Mais je ne pense pas que nous ferons quelque-chose dans ce sens.

Erlend : Il faudrait s’assurer que ça sonne bien, que les deux s’assemblent bien. Je ne sais pas… Le faire à un moment donné pourrait être marrant mais nous n’y pensons pas actuellement.

 

Pour terminer, je vous laisse terminer cette phrase pour moi : « Je n’ai jamais raconté cette histoire et ne devrais sans doute jamais le faire mais… »

Erlend : Nous avons joué une fois à l’occasion d’un défilé de mode… Cela faisait deux ans que nous jouions ensemble et nous étions prêts à tout pour donner des concerts. Nous y sommes donc allés et avons joué pendant cette stupide manifestation.

 

 

Interview : Wombat.

Un grand merci à Manon (Warner).