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Interview exclusive pour hellfest.fr : KILLSWITCH ENGAGE [Adam Dutkiewicz (guitare)]

11 juillet 2016

« Nous demandons l’essentiel pour nous maintenir en vie ! Il faut juste de la bière, de l’eau et de la bouffe «  – Adam Dutkiewicz – Vendredi 17 juin 2016

 

Comment ça se passe pour toi, aujourd’hui ?

Et bien, je me suis réveillé il y a une heure ! (rire) Ouais, on peut dire que j’ai pas mal veillé la nuit dernière…

 

Tu attends quoi de ta journée au Hellfest ?

Nous sommes bien évident toujours excités à l’idée de jouer dans le cadre des festivals européens. Et être de retour au Hellfest est vraiment cool aussi.

 

C’est ta première participation avec Killswitch Engage malgré tout.

Oui, tu as raison : la fois où j’y ai joué, c’était avec mon autre projet, Times of Grace (2011).

 

Pourquoi assures-tu des interviews plutôt que de te la couler douce avec tes potes comme le font d’autres artistes ?

Les interviews, c’est OK. Et ça fait partie du job quand on est un groupe qui est en tournée, tu sais. Les gens ont envie de faire des interviews concernant notre musique et tout le reste. Ce n’est pas un problème à mon niveau.

 

Penses-tu que les festivals nuisent aux tournées ?

Je suppose que ça peut être le cas en Europe. Les festivals sont si énormes et il y a tellement de super groupes à l’affiche que beaucoup de gens préfèrent se rendre à des festivals plutôt que d’aller voir des concerts classiques. Car tu peux tout avoir le temps d’un week-end. Donc oui, je trouve que ce raisonnement est sensé.

 

C’est vraiment très différent de tourner en Europe par rapport aux States ?

Si c’est dans un cadre comme celui-ci, oui. La raison est la suivante : les festivals sont tellement énormes, les shows sont tellement à grande échelle. Aux States, nous jouons dans des endroits plus confinés, avec moins de groupes. Les concerts sont plus intimistes alors qu’ici, il y a une telle foule, une production imposante, etc.

 

Le dernier album (Incarnate) est sorti il y a maintenant quelques mois. Comment le juges-tu désormais ?

Et bien, c’est toujours le même disque ! (rire) J’ai travaillé dessus pendant un an donc j’essaie de ne plus l’écouter aujourd’hui. Mais ça reste fun de disposer de nouveaux morceaux à interpréter sur scène. C’est quelque chose que nous apprécions beaucoup : pouvoir proposer des trucs différents, interpréter des nouveautés au public.

 

Ton esprit n’a pas migré vers l’écriture de nouveau matériel pour Killswitch Engage ? Ou tu as toujours à l’esprit l’idée de promouvoir Incarnate ?

C’est exactement ça, car c’est notre première visite en Europe en support de ce nouvel album.

 

A quoi peut-on s’attendre vis-à-vis du concert de ce soir ? Tu vas porter des fringues particulières ?

Ça va beaucoup crier et gueuler. Et grogner. Et puis il va y avoir de la guitare.  Et non, je ne vais pas porter d’accoutrement particulier.  Je vais juste privilégier des fringues dans lesquelles je peux transpirer et que je ne risque pas d’abimer. (rire)

 

Jesse (Leach – chant) est revenu dans le groupe depuis quelques années maintenant. Ça fait quoi de l’avoir de nouveau au sein du groupe de manière permanente ?

Jesse est complètement différent. Jesse est une personne différente aujourd’hui. Auparavant, il n’était pas sûr de lui, il n’avait pas confiance en lui. Il a depuis appris à devenir un musicien capable de faire des tournées. Il a appris à prendre soin de sa voix et de lui-même. C’est quelqu’un de très positif désormais et c’est vraiment sympa qu’il soit à nos côtés.

 

Selon moi, tu es le cœur et l’âme de Killswitch Engage. Mais si tu devais rater quelques concerts, à qui serait-il souhaitable de faire appel pour te remplacer ?

A l’occasion d’une tournée en Europe, j’ai dû être opéré en urgence et c’est Peter (Wichers), l’ancien guitariste de Soilwork qui m’a remplacé… Il est tellement bon, il peut jouer en tournant autour de moi, il est fabuleux. Mais quiconque sait à peu près jouer correctement de la guitare peut facilement me remplacer ! (rire)

 

Aujourd’hui, tu te concentres complètement sur Killswitch ou tu travailles en parallèle sur quelque chose d’autre ?

Ces derniers temps, j’ai écrit pas mal de musique et j’ai bossé sur pas mal de projets. J’ai notamment un projet avec le chanteur de Cannibal Corpse et l’ancien batteur de Black Dahlia Murder, Shannon. Je pense que ça devrait sortir en octobre, si tout va bien. Et puis, j’ai également travaillé sur ce projet que je mène avec Jesse depuis plusieurs années, Times Of Grace. Nous allons sortir un nouvel album, lequel va sonner de manière très différente de Killswitch Engage.

 

Quelles sont les prochaines étapes pour Killswitch Engage une fois cette tournée achevée ?

Nous allons rentrer à la maison puis démarrer une tournée américaine qui va durer 2 mois. Puis nous ferons un break avant de revenir en Europe pour tourner avec Bullet For My Valentine.

 

Y a-t-il des règles de vie dans le tour bus au sein du groupe ?

Non, nous sommes plutôt du genre… Sur la route, nous sommes un étrange équipage de pirates. Nous buvons, nous jurons et nous sommes crades ! (rire) Nous pétons aussi !

 

Ta boisson de prédilection sur la route?

Je ne bois que de la bière. Les bières allemandes sont mes préférées. J’aime la façon dont les Allemands conçoivent leurs bières. J’aime beaucoup les pils.

 

Des besoins spécifiques en termes de riders ?

Beaucoup de bière et beaucoup d’eau. De la bouffe. Il faut juste faire en sorte que tout le monde puisse se nourrir : ça se résume à ça. Nous demandons l’essentiel pour nous maintenir en vie ! (rire) Il faut juste de la bière, de l’eau et de la bouffe.

 

Comment aimerais-tu qu’on se souvienne de Killswitch Engage, une fois que le groupe aura jeté l’éponge ?

“Divertissant”. C’est tout.

 

Pas de vrai message donc ?

« Passez du bon temps ». A mon niveau, c’est ça.

 

Quoi ou quoi figure actuellement sur ta shitlist?

Les gens ! (rire)

 

Je suppose que j’en fais partie, hein ?!

Non, non! (rire) La société contemporaine, l’ignorance, la lassitude d’entendre parler de cette putain d’élection. Je trouve que personne ne devrait être élu. (rire) J’essaie d’éviter les infos en ce moment. Les gens sont juste stupides.

 

Dernière question. Je te remercie de finir cette phrase pour moi : « Je n’ai jamais raconté cette histoire auparavant et je ne devrais sans doute jamais le faire mais… »

J’ai chié dans mon froc sur scène en de multiples occasions ! Et voilà ! (rire)

 

 

Interview: Wombat.

Un grand merci à Manon (Warner).