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Interview exclusive pour hellfest.fr : Johan Hegg (AMON AMARTH)

25 avril 2016

« Je suis tellement impressionné par tout le travail abattu par l’équipe du Hellfest » – Johan Hegg – Paris – 19/01/2016

 

 

Quel est le dernier morceau de musique que tu t’es écouté avant cette interview?

Je crois que c’était du Primordial, il y a quelques jours. Je crois que c’était l’album To The Nameless Dead. Je ne me souviens plus du titre du morceau qui passait au moment où j’ai arrêté d’écouter. Primordial est un de mes groupes préférés et cet album ainsi que Gathering Wilderness sont deux disques exceptionnels. C’est vraiment un groupe fantastique que plus de gens devraient écouter.

 

Je suppose que cette journée est l’occasion pour toi de recenser un certain nombre de retours concernant le nouvel album ? Comment ça se passe pour toi, aujourd’hui ?

C’est énorme, très positif, en fait. Yeah! (sourire) Tu t’attends toujours à des remarques du type « J’aime bien ce morceau mais pas trop celui-là, blah-blah-blah… » Mais là, les retours ont été bons de bout en bout, ce qui est évidemment très agréable à entendre. C’est vraiment énorme pour nous. C’est très positif et, bien que nous avions un très bon pressentiment le concernant, ce n’est qu’en échangeant avec d’autres parties que tu peux vraiment évaluer le travail fourni. Et pour le moment, ça se passe bien.

 

Selon toi, quelle est la valeur ajoutée de ce nouvel album ?

Je pense que nous sommes parvenus à faire évoluer notre musique et peut-être même à la sortir du cadre habituel. Il semble que nous parvenons à surprendre les gens, même si ça sonne toujours très Amon Amarth. Tu y trouves clairement de nouvelles influences. Il y a un nouveau regard ainsi qu’un caractère épique pour chaque morceau qui permettent de procurer à l’album une certaine fluidité. J’estime qu’une des raisons qui l’expliquent réside sur le choix de proposer un concept album. Car techniquement, il s’agit de l’écriture de la bande originale d’un film. Je pense que c’est ce qui a conduit à ce résultat. Je n’imagine pas qu’un seul fan d’Amon Amarth puisse être déçu par son contenu mais certains aspects seront forcément surprenants. Ce qui rend l’album intéressant est la cohabitation d’éléments familiers et de nouveautés : il apporte un nouveau regard.

 

Vous projetez-vous déjà vers l’interprétation live des nouveaux morceaux, notamment le choix des nouveaux morceaux à incorporer dans la setlist ? Vous avez déjà fait votre choix pour ces derniers ?

Nous sommes quasi-certains de l’interprétation de certains pour les futurs concerts et nous envisageons également d’en proposer quelques-uns sur une base de rotation. Quand tu viens d’enregistrer un nouvel album, tu as en général certaines certitudes concernant lesquels devraient fonctionner mais ce n’est qu’en les jouant live que tu peux te faire un véritable jugement sur la question. A titre perso, je peux imaginer que 6-7 d’entre eux devraient parfaitement coller au contexte live. Mais si nous commençons à jouer plein de morceaux du nouvel album, il ne restera plus assez de place pour jouer les classiques que le public attend (sourire). Nous allons probablement jouer 3 morceaux du nouvel album et en utiliser 4 autres sous la forme d’une rotation ou quelque chose dans le genre. Nous verrons bien comment tout ceci va fonctionner.

 

Comment est venue cette idée de proposer un concept album et pourquoi avoir choisi de prendre pour cadre les Jomsvikings?

J’avais une idée en tête et j’ai décidé de la coucher sur papier. J’ai donc commencé à écrire l’histoire d’un jeune homme qui devient un Jomsviking – du moins qui rejoins les Jomsvikings et devient l’un deux. J’ai écrit ça alors que nous étions en tournée, de sorte à tuer le temps. Si bien que quand nous avons commencé à aborder la question de l’écriture du prochain album et de la direction que nous devions prendre, j’ai expliqué que j’avais déjà commencé à écrire quelque chose et que je me proposais de l’envoyer aux gars pour qu’ils puissent s’exprimer à ce sujet. C’est donc ce que j’ai fait, tout en leur expliquant le déroulé et la fin de l’histoire tels que je les imaginais. Ils ont trouvé la piste bonne et nous avons pensé que nous devions tenter d’en faire un concept album, d’autant plus que nous ne nous étions jamais livrés à l’exercice jusque-là. C’était un bon challenge pour nous car, comme je l’ai dit plus tôt, cela nous permettait de sortir du cadre habituel, de proposer quelque chose de nouveau et auquel les gens ne s’attendaient pas. Voilà donc comment nous en sommes arrivés là. Mais quelque part, l’idée de faire un concept album a toujours été présente chez nous mais nous ne disposions alors pas de l’histoire adéquate pour le faire.

 

Au sein de l’album, un morceau, « A Dream That Cannot Be », est chanté en duo. La seconde voix, féminine, est familière… Peux-tu en dire plus au sujet de cette collaboration ?

(sourire) Elle repose sur le déroulé de l’histoire. Je vais te résumer ça : un jeune homme est amoureux d’une jeune femme mais qu’on marrie de force à un autre homme. Il lui propose de s’enfuir avec lui. Malheureusement, ils sont surpris dans l’action et le jeune homme tue l’époux. Il doit donc s’enfuir, tel un hors-la-loi. Il arrive à ses fins et quitte le pays pour sauver sa peau. Il a toutefois le projet de revenir se venger et de reconquérir le cœur de la jeune fille. Il rejoint les rangs des Jomsvikings, ce qui lui procure l’opportunité de revenir sur ses terres, peut-être 10 ans plus tard. Il la rencontre mais elle ne veut pas de lui. Sa vie a changé, elle sait ce qu’elle veut et est pleine de confiance alors que lui semble prisonnier de son passé : elle est passée à autre chose. Le morceau traite de cette rencontre et nous souhaitions le faire sous la forme d’un duo. Le texte est écrit sous la forme d’une conversation, même si les deux individus ne dialoguent pas : ce sont plus leurs perspectives personnelles qui sont exprimées. Le personnage féminin étant très typé – forte tête, déterminée, indépendante – nous pensions que nous devions avoir recours à une voix puissante et charismatique… Et la seule personne à laquelle nous avons pensé était Doro Pesch. Nous lui avons donc proposé et elle a accepté. (rire) C’était génial, une super expérience que de collaborer avec elle tant elle est extraordinaire. Je trouve qu’elle a abattu un fantastique travail avec ce morceau.

 

Le groupe a été très discret concernant la phase d’écriture et d’enregistrement de l’album. Pourquoi ce parti pris ?

L’idée générale, c’est que nous sommes des Scandinaves, tu vois ? (rire) Si nous n’avons rien à dire, nous la bouclons! (rire) Beaucoup de groupes communiquent : « Nous entrons en studio, nous sommes en train de faire ci, de faire ça, voici un court extrait de ceci, de cela, etc.« . Et ça continue comme ça pendant un an, si bien que quand l’album sort, tu en as déjà marre. Ce n’est pas trop notre truc. Personnellement, je pense qu’il faut mieux que nous restions silencieux et que nous nous concentrions sur notre travail plutôt que de nous épancher sur les médias ou les réseaux sociaux au sujet de ce que nous sommes en train de faire, ou de ne pas faire. Constamment donner de l’info peut quelque fois s’avérer contre-productif. Comme je l’ai dit, nous sommes Scandinaves : nous n’avons pas l’habitude de trop parler aux gens ! (rire)

 

Début 2015, Fredrick Andrersson a quitté le groupe. Quelle est la situation actuelle concernant le poste de batteur ?

Nous avons intégré notre ami Tobias Gustafsson (Vomitory, Cut Up) pour la phase d’écriture et d’enregistrement de l’album. Mais il n’est pas une solution permanente donc nous sommes en train d’auditionner des batteurs potentiels. Mais nous ne voulons rien brusquer car nous ne sommes pas à la recherche d’un musicien de session. Nous voulons un membre permanent donc il est important qu’il s’intègre bien au groupe. Ceci étant dit, si nous n’en trouvons pas alors que le besoin d’en avoir un est urgent, nous ferons en sorte de recourir à un batteur de session pour cette échéance. Et puis, peut-être que le batteur de session finira par devenir un membre permanent. C’est une décision qu’il nous faut prendre avec soin. Nous tournons intensément, si bien que nous vivons les uns sur les autres pendant 8 mois de l’année, tu sais ! (rire) Il est donc important que notre choix du bon batteur corresponde aussi à celui du bon individu.

 

Selon moi, Amon Amarth pratique un metal très distinct. Certains en parlent comme du « Viking metal », d’autres comme du death metal mélodique… Moi, je vois davantage ça comme du « Amon Amarth metal ». Et toi, te sens-tu toujours lié au death metal ?

D’une façon, oui. C’est un peu bizarre car nous avons un peu un pied dans chaque monde. Nous sommes des enfants du heavy metal : nous avons grandi en écoutant des groupes comme Iron Maiden, Accept, Judas Priest, des grands classiques du heavy metal… Pendant notre adolescence, nous étions également profondément influencés par le death metal, etc. Ces deux genres nous ont fortement influencés mais il y a désormais un léger déséquilibre : le heavy metal dispose d’une influence plus importante qu’auparavant, ce qui, à mon sens, n’est pas plus mal d’ailleurs. C’est positif car cela donne une dimension supérieure à notre musique. Je suis d’accord avec toi quand tu dis que notre son est très distinct. Nous en sommes très contents. C’est quelque chose que nous souhaitons conserver et nous nous attachons à poursuivre dans cette voie. C’est la musique que nous aimons. Nous cherchons à rester honnêtes avec nous-mêmes et nous écrivons la musique que nous aimerions écouter. Il nous est important de rester intègres et que nous puissions nous reconnaître dans notre musique. Mais bien évidemment, tu veux également continuer à évoluer et aborder différemment la façon de voir ta musique. Nous avons clairement des racines death metal même si elles ne sont plus aussi visibles que par le passé…

 

Vous êtes définitivement fiers de votre héritage viking. Au risque de sonner cliché : vous sentez-vous comme des Vikings des temps modernes ? Et qu’est-ce que cela implique si c’est le cas ?

D’une certaine façon, je suppose que nous le sommes… Nous voyageons à travers le monde, faisons quelques étapes, pillons, mettons à sac, buvons de la bière ! (rire) Pour moi, la mythologie viking est presque une philosophie de vie. C’est un sujet qui me touche vraiment et qui m’intéresse depuis longtemps. Aujourd’hui, je n’ai pas besoin d’y penser car c’est en moi. Mais je ne dirais pas pour autant que je considère être un Viking. Je préfère me voir comme un musicien, tu sais ? (rire)

 

Te souviens-tu des premiers émois provoqués par la musique quand tu étais gamin ?

Elvis Presley ! (sourire) Définitivement ! Ma cassette préférée, c’était Elvis Presley 1974, même si les années 70 représentent la période merdique de la carrière d’Elvis. Mais j’adorais cette cassette que j’écoutais en continu quand j’étais gosse. Après, j’ai commencé à écouter les disques de mon père. Hormis Elvis, il avait des albums des Beatles, des Rolling Stones… Puis, mon meilleur ami, qui habitait la maison d’à côté, avait un grand-frère qui écoutait Kiss, Black Sabbath, Deep Purple… C’est ainsi que j’ai commencé à écouter de la musique plus musclée, à l’âge de 5-6 ans. Je pense que la première musique un peu plus heavy – si on peut la caractériser ainsi – que j’ai copiée sur cassette est l’album Rock N’Roll Over de Kiss. Mais Elvis est clairement le premier artiste que je me souviens avoir beaucoup écouté. Je l’adorais quand j’étais gamin.

 

Tu as un peu commencé à répondre à ma prochaine question : comment la musique extrême est-elle entrée dans ta vie ?

En même temps que Kiss, j’ai commencé avec Black Sabbath, la New Wave Of British Heavy Metal… J’étais surtout intéressé par Accept et Judas Priest. Je me souviens bien du Screaming For Vengeance de Judas Priest. Et puis Iron Maiden. Je me souviens aussi avoir acheté Welcome To Hell de Venom et… (soupirant) Ce ne fut pas vraiment à la hauteur de mes attentes ! (rire) Donc je l’ai revendu à un pote ! Puis j’ai beaucoup écouté Metallica : j’ai acheté Kill’Em All, Ride The Lightning, Master Of Puppets, And Justice For All… Je me suis mis à Slayer à la fin des années 80 et ai rencontré les mecs qui formaient le groupe Scum, avant que celui-ci devienne Amon Amarth. Ils m’ont initié au death metal et ça a fait boule de neige (sourire). Tout ça n’a pas juste pris une nuit, c’est clair ! (rire)

 

Deux grands artistes viennent de nous quitter : Lemmy Kilmister et David Bowie. En tant qu’artiste, t’ont-ils inspiré d’une certaine façon ?

Lemmy, clairement. Il était une icône, une légende du rock n’roll. J’adore Motörhead. D’une certaine façon, sa mort n’a pas été un choc mais ça reste très triste. Il va manquer au monde du rock n’roll. Un sacré personnage, un mec fascinant, vraiment. Comment plus rock n’roll aurait-il pu être : il a quand même été roadie pour les Rolling Stones et Jimi Hendrix, putain ! (rire) Il a tout fait, tout vécu : ce gars inspire le respect. Concernant David Bowie, je n’étais évidemment pas un fan. Mais comme tout le monde, j’ai entendu beaucoup de ses morceaux. Il a rencontré beaucoup de succès et, même si tu n’es pas un fan, tu dois respecter un tel homme et ses qualités artistiques. Il a su créer une œuvre unique, à sa façon. Malgré ma connaissance limitée le concernant, je l’estime comme un artiste unique et qui a tracé sa propre route. Il n’a jamais vraiment cherché à suivre les modes : il était créatif et est arrivé avec des nouvelles choses et idées. C’est quelque chose qu’il faut respecter même si tu n’es pas fan de la musique.

 

Parlons un peu Hellfest maintenant. Cela va être votre 4ème participation cette année. Des souvenirs des 3 précédentes ?

Des bons et des mauvais ! (rire) Mais bons pour la plupart donc pas vraiment grand-chose de négatif à retenir. Je me souviens que lors de notre première venue (2007), il n’y avait que 3 toilettes dans la partie backstage, ce qui n’est vraiment pas suffisant ! (sourire) C’est incroyable de constater avec quelle rapidité il est devenu un des meilleurs festivals en Europe. Je suis tellement impressionné par tout le travail abattu par l’équipe du Hellfest. En 2007, c’était un jeune festival et je comprends tout à fait que tout ne peut pas être parfait la première fois. Difficile d’être trop critique, d’autant plus que j’ai joué dans des festivals bien pires. Je me souviens que quand nous sommes revenus au Hellfest, c’était devenu un festival complètement différent. De nos jours, c’est un des mieux organisés et des meilleurs en Europe. Ces dernières années, la programmation y est incroyable. C’est toujours un grand plaisir d’y jouer et le public a également toujours été fantastique avec nous. Nous y avons toujours passé un bon moment et pour les groupes, c’est une super expérience. Nous avons hâte d’y être une nouvelle fois.

 

Cette nouvelle venue va également représenter un challenge puisque vous ne jouerez pas sous une tente mais sur une des Mainstages !

En effet ! C’est génial. Nous avons hâte de le faire. Ça va être sympa de pouvoir profiter d’une production supérieure sur scène et de montrer à nos fans ce dont nous sommes capables quand nous disposons de plus gros moyens. Ça va être fantastique. Comme je l’ai dit, le Hellfest est un super festival et c’est une grosse opportunité pour nous que de nous produire sur une grosse scène, en France, devant un gros public et une structure scénique appropriée. C’est cool et ça s’annonce fun.

 

Tiens, voici la programmation pour cette année. Des groupes que tu souhaites voir en particulier ?

Black Sabbath, Rammstein, Slayer… Gojira, bien-sûr. King Diamond… AMON AMARTH! (rire) Twisted Sister, c’est toujours fun. Dropkick Murphys… Testament: super. Abbath, ça va être intéressant. Audrey Horne: j’adore ce groupe, en fait. Je n’ai pas encore la prog’ complete mais ça s’annonce déjà très bien. Et puis Primordial, bien entendu ! J’espère que nous jouerons le même jour. Entombed, c’est évident. Et Enslaved, putain! Katatonia est toujours super. Deicide. Grand Magus! Putain, mec ! C’est clairement un de mes groupes préférés. La vache !

 

J’ai une dernière question qui peut s’avérer difficile à répondre. Je vois démarrer une phrase et tu vas devoir la terminer. Ça commence comme ça : « Je n’ai jamais raconté cette histoire et je ne devrais sans doute pas le faire mais… »

(rire) Oh, mec! C’est compliqué! (rire) Je vais essayer de te trouver un truc grivois… (rire) Bon, je ne suis pas certain de ne jamais avoir raconté ça mais… Je me souviens du premier jour de cette tournée avec Amon Amarth. C’était une tournée qui suivait les festivals, avec Deicide, Six Feet Under, Brutal Truth et d’autres groupes. Nous avons atterri et avons été pris en charge à Amsterdam. Donc nous avons atterri et nous étions complètement bourrés, complètement à l’ouest… Nous sommes montés dans notre tourbus, que nous partagions avec Brutal Truth et Naglfar, un autre groupe suédois. Finalement, Deicide était aussi avec nous car leur vol avait connu du retard. Une fois dans le bus, nous avons commencé à faire n’importe quoi, notre bassiste a dégueulé dans l’évier… Le gros bordel. Le tourbus se dirigeait vers le Dynamo (festival basé à Eindhoven). Deicide y était programmé et il avait été convenu que des pass pour le festival nous soient octroyés. Alors que nous attendions lesdits pass nous sommes devenus un peu impatients… (rire) Du coup, notre guitariste qui était bourré comme un coing, a décidé qu’il avait assez attendu comme ça et il a commencé à brailler et à faire le con. (rire) Une femme est alors montée pour dire « Du clame, s’il vous plaît, nous sommes en train de régler ça ». Et là, il s’est mis à gueuler : « T’es qui, connasse ? Dégage ! ». En fait, il s’agissait de la femme du tourneur… (soupire puis rire) Nous étions à ça de se faire virer de la tournée. Notre label a dû s’excuser… Quand notre guitariste a réalisé ce qu’il avait fait, il était honteux et a dû lui aussi s’excuser. Le tourneur, lui, ne nous a jamais pardonné, même si nous avons été autorisés à poursuivre la tournée. Plus tard, à l’occasion de la tournée de notre album suivant (en support de Morbid Angel et Gorgoroth), nous avons dû recourir à ce même tourneur, même si celui-ci ne nous voulait pas à la base. Notre représentant au sein du label, Michael Tengert, qui n’est malheureusement plus de ce monde, a réussi à le convaincre d’accepter. Mais à la seule condition que le groupe soit scindé en 2, dans 2 bus différents… 2 d’entre nous étaient dans un bus, les 3 autres dans un autre bus (rire) C’était la seule condition pour que nous puissions participer à cette tournée! (rire)

 

 

Interview: Wombat.

@Sony Music, Paris – 19/01/2016

Un grand merci à Roger (Replica).