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Interview exclusive pour hellfest.fr : GOJIRA [Mario Duplantier (batterie)]

25 août 2016

« Si ouvrir pour Metallica reste un rêve devenant réalité, jouer au Hellfest est une plus forte expérience, meilleure » – Mario Duplantier – Dimanche 19 juin 2016

 

 

Comment ça va ?

Très bien ! C’est une superbe journée. Nous venons de jouer au Hellfest et c’est mon anniversaire !

 

Tu vis à Brooklyn, non ?

Je suis entre la France et Brooklyn. J’y ai passé un an pour faire l’album avec mon frère. A titre personnel, je navigue entre les deux.

 

Et tu comptes t’y établir à plein temps ?

Je ne sais pas, nous verrons bien. Mon frère, lui, y habite depuis 5 ans. De mon côté, c’est un peu différent. Je m’y suis juste rendu dans la perspective de composer dans un cadre nouveau. Peut-être que je vais y retourner mais ça s’avère assez onéreux.

 

Cette expérience d’un nouvel environnement pour composer a-t-il un impact important sur l’album ?

Oui, beaucoup ! La pièce et l’ambiance qui y régnait étaient très différentes. En France, notre salle de répet’ est dans la maison familiale, si bien que ça a été intéressant d’expérimenter un nouvel environnement et d’être plus éloigné du cadre familial. Ça nous a donné une nouvelle perspective pour cet album

 

C’est ce qui explique que le nouvel album représente une étape importante ?

Probablement. Tu expérimentes beaucoup de changement dans ta vie quand tu es dans la tranche 30-35 ans. Entre 25 et 30 ans, la vie a été calme. Mais durant ces 5 dernières années, nous sommes devenus pères et nous avons perdu notre mère. Ces dernières années ont été dingues, si bien que nous sommes devenus plus vieux en accéléré. Nous sommes devenus plus responsables et moins death metal !

 

Et que va-t-il se passer entre 25 et 40 ans ?

Je n’en sais rien !

 

Tu as déjà joué au Hellfest à plusieurs reprises. Qu’est-ce que ça fait d’y retourner régulièrement ?

C’est génial. Il s’agit d’un festival français et nous sommes un groupe français. La communauté est importante, c’est fantastique. Y être est important pour nous.

 

Cela revêt un caractère religieux ?

Presque !

 

Qu’est-ce qui est le plus cool : jouer sur la Mainstage du Hellfest ou jouer au Stade de France ?

Jouer au Hellfest ! Il n’y avait pas tant de monde que ça au Stade de France : les portes venaient d’ouvrir donc peu de personnes étaient là. Mais ça reste un super moment. Si ouvrir pour Metallica reste un rêve devenant réalité, jouer au Hellfest est une plus forte expérience, meilleure.

 

Vous avez accompli les rêves de tout jeune metalleux français. Comment y êtes-vous parvenus ?

Nous travaillons dur. Nous nous concentrons avant de monter sur scène. Nous sommes carrés. Il faut atteindre son meilleur niveau, impossible de complètement se relaxer. Il faut toujours faire en sorte que le travail soit le plus précis possible. Nous travaillons beaucoup pour ce faire. Je n’ai pas fait la fête avant le concert d’aujourd’hui : je me suis juste assuré d’être bien échauffé au préalable de sorte à pouvoir tout donner sur scène.

 

Et que fais-tu pour t’échauffer ?

Je passe une heure sur mon kit d’entrainement !

 

Et qu’aimes-tu tant au sujet de la musique ?

Pas besoin d’y mettre des mots, de parler. C’est de l’expression pure au moyen des instruments. C’est fantastique, une sorte de rêverie.

 

 

Interview : Matt Bacon.