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BUKOWSKI

7 mai 2018

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Julien Dottel (basse)

Interview par e-mail – Vendredi 2 mars, 2018

« Dans le cadre d’un festival de furieux comme celui-ci, nous devons nous lâcher »

 

 

Qu’est-ce que ça fait d’être de nouveau contacté pour jouer au Hellfest ?

Who! C’est notre deuxième participation car nous avions joué sur la Mainstage 01 en 2012. A chaque fois, c’est le même sentiment : je dirais « petites couilles » ! Je dirais que jamais, au grand jamais, je n’aurais pu imaginer un jour jouer dans de tels festivals et aux côtés de tels groupes. Je pense que nous avons bien bossé dans notre cave pour y arriver.

 

Que penses-tu de la programmation cette année ?

Elle est géniale ! Alice in Chains, Converge, Meshuggah…Tu sais, nous sommes des fils des années Seattle, de Soundgarden et toute cette scène qui a changé le monde du rock, et avant tout, des fans de metal et de hardcore, de Pantera et de The Dilinger Escape Plan. C’est également la première fois que je vais voir Iron Maiden ! C’est énorme. Incroyable.

 

Vous planifier un truc particulier à l’occasion du festival ?

Oh, non… Dans le cadre d’un festival de furieux comme celui-ci, nous devons nous lâcher. Et chacun d’entre nous, dispose de ses propres groupes de référence si bien que je pense que nous allons nous perdre les uns et les autres dans le public. Pour moi, ce sera pour aller voir Alice In Chains et Meshuggah.

 

Au-delà de votre prestation, qu’est-ce que vous attendez avec le plus d’impatience dans le cadre du festival ?

Nous sentir comme des gamins qui jouent aux côtés de légendes et faire en sorte de rencontrer un maximum de personnes et de fans !

 

Qu’est-ce que tu aimes particulièrement au sujet de la scène metal française ?

C’est comme une Hydre, avec plein de styles différents. Gojira s’est chargé de casser les murs pour montrer qu’il y avait une scène metal bien vivante en France, même si les Français restent ceux qui ceux qui parlent le plus mal anglais !!!

 

Je sais que vous venez de terminer la préparation d’un nouvel album. C’est quoi, la suite ?

Tourner partout en Europe, recevoir des sourires en retour, transpirer et boire des bières !

 

Quel est votre lien entre (Charles) Bukowski, l’écrivain et le type de musique que vous pratiquez ?

Hum… Le mode de vie, la liberté, le nihilisme mais avec un soupçon d’espoir. Il haïssait le rock n’roll donc je pense qu’il doit se retourner dans sa tombe.

 

Charles Bukowski est Américain mais le groupe, lui est français. Penses-tu que ses idées puissent trouver un écho dans la culture française ?

Non. Ce n’est pas possible. Le mode de vie américain est terriblement effrayant mais aussi extraordinaire pour un Français, qu’il s’agisse d’un mec ou d’une nana. Tout y est plus haut, plus bruyant, plus dangereux et paradoxalement toujours en avance. C’est le pouvoir des fleurs !

 

J’ai vu sur ta page Facebook que tu lisais Redfield pendant l’enregistrement. Quels autres auteurs influencent tes paroles ?

Les Fleurs Du Mal de Charles Baudelaire, Fortunes de Robert Desnos, H.P. Lovecraft et beaucoup d’autres… La liste est longue !

 

Hormis le Hellfest, qu’est-ce que tu attends avec le plus d’impatience en 2018 ?

Rester vivant.

 

Qu’aimes-tu tant au sujet de la musique ?

Je joue de la musique avec mon frère (Mathieu Dottel – chant et guitare) depuis 25 ans car nous avons été bercés dedans depuis notre plus tendre enfance, grâce à nos parents, avec lesquels nous dansions au son des Beatles, de Stevie Wonder, d’Ots Reading…

 

Quelques paroles sages pour conclure ?

Ne Soyez pas sages ! Merci! Et j’espère que nous allons nous voir au Hellfest !

 

Interview: Matt Bacon.