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Interview BEYOND CREATION

16 janvier 2018

Beyond Creation

Simon Girard (chant & guitare), Hugo Doyon-Karout (basse) & Philippe Boucher (batterie) Dimanche 18 juin 2017

« Au Québec, les gens sont un peu plus tarés. C’est à cause de la neige : dès qu’elle n’est plus là, les gens deviennent fous » – Simon Girard

 

 

Comment ça va, les gars ?

Simon : Bien ! C’est une expérience intense avec plein de groupes, plein de concerts à voir et plein d’endroits où se rendre.

 

Combien de temps allez-vous rester sur place ?

Simon : Nous restons ici les 3 jours !

 

Quel groupe vous ont bottés ?

Simon : Nous sommes allés voir Behemoth hier, ainsi que nos copains de Cryptopsy.

Hugo : Deep Purple était fantastique.

 

Participer au Hellfest est un truc énorme pour un groupe français. Et quand on est un groupe québécois ?

Simon : C’est sympa pour nous car nous pouvons parler à tout le monde ! Ça va être cool de pouvoir parler au public en français ! En général, nous parlons en anglais, de sorte à ce que les gens puissent nous comprendre. Ce concert va être notre plus gros à ce jour et nous allons pouvoir nous exprimer en français.

 

Comment ce concert s’inscrit-il dans le plan de carrière de Beyond Creation ?

Simon : Ça va bien au-delà de ce que nous pouvions espérer.

Hugo : Le Hellfest fait partie des meilleurs festivals donc y être invité est un honneur.

 

Avant cette venue au Hellfest, aviez-vous déjà eu l’occasion de vous produire dans un festival open air ?

Simon : Nous avons déjà joué dans des festivals au Québec, notamment les 2 plus gros, le Heavy Montréal et le Rockfest. A chaque fois, c’était sympa, avec une bonne affluence et des gens qui venaient nous voir spécifiquement. Nous avions beaucoup de potes sur place.

 

Dans quelle mesure les festivaliers français et québécois sont-ils différents ?

Simon : Tu ne peux pas comparer car les gens et l’ambiance sont différents. D’après ce que je peux voir, il me semble que les gens sont plus polis ici. Au Québec, les gens sont un peu plus tarés. C’est à cause de la neige : dès qu’elle n’est plus là, les gens deviennent fous. Mais globalement, les festivals sont un gros moment de fun.

 

Jusqu’à quel point le fait d’être barricadé chez soi pendant six mois de l’année impacte-t-il votre musique ?

Simon : Bien-sûr, il y a moyen de faire des sports en lien avec la neige mais nous passons surtout beaucoup de temps à pratiquer nos instruments en intérieur. Quand tu passes la majorité de ton temps à l’intérieur, ça t’amène à beaucoup composer et enregistrer. Il y a beaucoup de musiciens vraiment talentueux dans la région. Je me demande si tous ces groupes pourraient faire ce qu’ils font s’il n’y avait pas l’hiver pour bosser. C’est comme ça. Montréal et Vancouver sont plus ou moins les 2 seules villes qui hébergent des groupes d’importance et une bonne scène. C’est une question d’état d’esprit.

 

Et quel est l’état d’esprit à Montréal qui permet à des groupes d’émerger ?

Simon : Montréal est une ville où l’art est proéminent. Beaucoup de gens se déplacent pour les concerts, quel que soit le style de musique. Les gens y sont très sensibles à l’art. C’est bien si tu as un groupe : le contexte joue énormément.

 

Et qu’est-ce que ça fait de participer à un festival où on trouve aussi bien du death metal technique que du rock calibré pour les stades ?

Simon : Nous frappons beaucoup dans les mains pour les parties plus calmes ! (rire) Le Hellfest est davantage heavy metal que rock. 70% des groupes sont vraiment brutaux et heavy. Les Français apprécient vraiment les trucs durs.

 

Comment faites-vous pour garder votre énergie intacte pendant la durée d’un festival aussi long et intense que celui-ci ?

Hugo : En buvant des smoothies !

Simon : Nous buvons beaucoup d’eau également.

Philippe ! Et de la bière !

 

J’ai l’impression que votre approche est différente au niveau nutritionnel…

Hugo : Il le faut !

 

Et qui est le plus sain d’entre vous ?

Simon : Probablement les deux qui sont plus bronzés ! Nous ne demandons que des trucs végétariens sur notre rider. J’essaie de devenir végétarien. Si je prends l’avion et que la seule chose à manger est un sandwich au poulet, je vais le prendre. Mais si j’avais le choix, il se porterait plutôt pour une alternative plus saine.

 

Qu’aimez-vous tant au sujet de la musique ?

Hugo : Sa diversité. Sa communauté. Les gens sont connectés ensemble. La musique est universelle. Tout le monde peut danser et battre la mesure. Elle nous fait du bien et elle regorge de genres différents et nous y trouvons tous notre compte.

 

 

Interview : Matt Bacon.